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Résultats de l'étude ALKOVE-1 : une nouvelle étape pour le neladalkib (NVL-655)

Actualités de la recherche

Photo d'une rencontre d'ALK Positive Belgium

Une publication récente dans la revue scientifique Frontiers in Medicine détaille les résultats actualisés de l’étude clinique ALKOVE-1. Cette étude de phase 1/2 évalue le neladalkib, un inhibiteur de tyrosine kinase (ITK) de quatrième génération, chez des patients atteints de tumeurs solides avancées porteuses d’une fusion ALK, principalement un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC).

Pourquoi cette recherche est-elle si importante ?

Pour de nombreux patients ALK+, le parcours thérapeutique débute souvent par l’alectinib ou le brigatinib, suivis du lorlatinib lorsque la maladie progresse. Le cancer développe toutefois à terme des résistances complexes, comme la mutation G1202R ou des mutations doubles. L’étude ALKOVE-1 visait à démontrer que le neladalkib peut non seulement surmonter cette résistance, mais le faire de manière plus ciblée.

Les points essentiels de la publication

  • Efficacité contre les mutations de résistance : le neladalkib a montré une activité remarquable contre la mutation G1202R, avec un taux de réponse objective (TRO) de 71 % chez les patients porteurs de cette mutation spécifique.
  • Sélectivité et sécurité : l’un des grands succès de ce médicament est sa capacité à cibler ALK tout en épargnant les récepteurs TRK dans le cerveau. Cela entraîne une réduction sensible des effets secondaires neurologiques (troubles de la mémoire, de l’humeur ou du langage) fréquemment observés avec le lorlatinib.
  • Action au niveau cérébral : les données confirment que le neladalkib pénètre très bien dans le système nerveux central. Chez les patients présentant des métastases cérébrales mesurables, le taux de réponse intracrânienne était de 63 %.
  • Patients naïfs d’ITK : bien que le neladalkib soit souvent évalué comme option de deuxième intention ou au-delà, les résultats chez les patients n’ayant jamais reçu d’ITK sont impressionnants, avec un taux de réponse de 86 %.

Un profil de tolérance encourageant

L’article souligne que la plupart des effets secondaires sont d’intensité légère à modérée. L’élévation des enzymes hépatiques reste l’effet indésirable le plus fréquent, mais il est généralement gérable par une adaptation de la dose ou une brève interruption du traitement.

Que signifie ceci pour l’avenir ?

Grâce à ces résultats solides, le neladalkib a obtenu le statut de « Breakthrough Therapy » de la FDA. En Belgique, nous attendons l’approbation officielle de l’EMA ; entre-temps, l’étude de phase 3 ALKAZAR poursuit le recrutement de patients afin de comparer directement ce médicament aux traitements standard actuels en première ligne.

Cette publication confirme que le neladalkib est un candidat sérieux pour devenir une option thérapeutique de référence, susceptible d’offrir un contrôle plus durable de la maladie et une meilleure qualité de vie aux patients ALK positifs.

Lisez l’article scientifique complet (en anglais) sur le site de Frontiers in Medicine via ce lien : Consulter l’article original.

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